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Elizabeth Creseveur : opening sonds : webSYNradio

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elizabeth c

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Posted: janvier 4th, 2012
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Elizabeth Creseveur : Eléments

[Eléments pour les vidéos d’Elizabeth Creseveur 1993/1999]
ecreseveur
1.Faire le corps. Comme si le corps n’était pas fait. Ou surfait, comme si le corps était à défaire. Et se défaisant, le corps n’arrête plus de se faire. On ne voit pas de limite temporelle à une telle expérience. Elle s’étire, se prolonge dans une formule assimilable à un participe présent qui subvertit toute chronologie. Le corps se fait, c’est littéralement : corps se faisant.(Cela n’a pas commencé et cela ne connaît pas de fin).

2.
La boucle vidéo : une formule qui reste un artifice, une commodité d’exposition, simple utilisation d’une fonction, si elle ne coïncide pas avec une telle subversion du temps.
Exemples de boucles qui ratent ; exemples de boucles réussies. Sinon pourquoi l’art contemporain se montrerait-il si friand de telles boucles ?

3.
Pourquoi ces films sont-ils muets ? Certainement parce que ce n’est pas la parole qui est en jeu.
Cela passe par ailleurs.

4.
Et s’il n’y a pas de musique – alors que nous sommes si proches d’une chorégraphie – , n’est-ce pas pour empêcher les sons eux mêmes de faire corps et venir perturber ce qui est en train de se jouer ? N’est-ce pas pour désamorcer une théâtralité ? Tout en se servant du corps, E.C veut-elle nous avertir des limites d’une pensée qui éprouverait sa rigueur et son efficacité à travers une théâtralité des corps ?

5.
Il faut que le corps soit seul, dans la splendeur de l’isolement, pour que soit possible la tentative : pour que les contraintes que le corps s’impose apparaissent comme une voie possible, l’exploration pleine d’une possibilité.

6.
Corps à contrainte comme on parle de langage à contrainte : où ce n’est pas de l’existence (plus d’existence, une plus grande intensité d’existence) qui est recherchée, mais où l’insistance est appréhendée comme seule manière d’être possible.

7.
Le corps est seul. Mais ce n’est là qu’une condition. Une fois le corps détaché dans le jeu complexe des contraintes, une fois le corps densifié dans un espace en raréfaction, la question devient : comment avec un seul corps faire plusieurs corps ?

8.
Ici pourtant nous ne sommes pas dans l’organique. Pas de transformation spectaculaire, ni d’opération visant à la création d’un corps glorieux dans lequel sera réalisée la promesse d’un apaisement (du plaisir pour le corps ou de la souffrance pour le corps) ou celle d’une identification supérieure (rejoindre le corps d’un autre et s’y fondre).

9.
La perception la plus immédiate pour le spectateur : c’est qu’il n’y a pas de visage. Pas de visage à voir ; d’expression à soutenir. On sent bien que pour E .C, ce n’est plus un problème et cela n’a probablement jamais été le problème. Aussi bien, le corps qui se donne à voir ici n’a jamais eu de visage – et c’est toute la radicalité de la proposition. Nous n’avons pas affaire à une perte – la perte du visage – ou à un manque – un manque de visage ou un manque de reconnaissance par le visage. Au contraire, la discipline mise en oeuvre, qui passe par une combinatoire complexe et précise, vise à une plénitude.

10.
Si ce n’est qu’une image du corps qui est produite… Nous sentons au contraire que l’enjeu n’est pas de produire une image, une autre ou une nouvelle ou une semblable, mais de s’attacher à faire le corps. D’ailleurs, ces images troubles et  troublées ne traduisent-elles pas l’absence totale de souci pour l’image ?

L’image du corps ne peut être que négligée tant qu’on en est à faire le corps lui même.

elements

11.
Le corps ne réagit pas à un événement, il évolue dans un espace. On pourrait dire que l’espace, c’est ce qui arrive au corps.

Posted: février 19th, 2005
Categories: Actus
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